Et si on allait au Québec aujourd’hui? 

Aaaah le Québec, je sais que beaucoup de québécois me lisent, vous êtes fichés via Google Analytics, arretez de vous cacher! 

Le Québec j’y suis allé il y a déjà quelques années, rejoindre une amie qui y vivait (et y vit toujours) et j’ai découvert beaucoup de belles brasseries là bas, notamment au mondial de la Bière (ou il n’y avait que des bières Québécoises… sigh)

Certaines sont en cave depuis longtemps, mais ce sont essentiellement des bières de garde. Alors je pense vous en parler très prochainement!

J’ai fait ce test avec plusieurs amis, celui-ci a été fait dans ce que j’appelle les soirées “vide cave”! En effet, je possède beaucoup de bières, entre celles qu’on m’offre, m’envoie, que j’achète etc… j’ai trop de bières pour un seul homme, et j’essaye aussi malgré tout de consommer avec modération. Alors comme j’en ai beaucoup, et certaines depuis longtemps, il faut faire un tri, et quoi de mieux que de trier avec les amis?

Bon, et bien c’est ça le concept, je prends une caisse que je charge d’une vingtaine de bouteilles maximum, on se retrouve à 5 environ et on ouvre les bouteilles. Si j’en prends autant, c’est parce que je sais que certaines ne sont pas buvables, et elles feront partie d’une sorte de “In Memoriam” pour le fun que je ferais un de ces jours. 

Sur cet ensemble de test, seules une dizaine de bouteilles ont pu passer nos papilles sans difficultés, le reste ayant tourné et fini à l’évier, fort heureusement des bières peu intéressantes au final, donc aucun regret. 

La Déserable est l’une d’elle, brassée à Granby, la micro brasserie Grimoire fut fondée en 2004 par 3 amis, Steve, Sébastien et Mario, dont l’idée germait déjà en 1996. 

Le trio acheta l’équipement avant même d’avoir trouvé un local, et, une fois celui-ci trouvé, ils virent rapidement qu’ils ne seraient pas trop de 4, c’est là qu’arrive Michel dans l’aventure. Notre quatuor désormais au complet, mettra deux années avant de pouvoir décidé d’acheter les locaux où ils brassaient. Augmentant en parallèle ses points de vente, et donc sa production. 

En 2013, Michel décéda, ce qui, chose évidente, mis un coup au moral de l’équipe qui décide de récupérer ses parts et continuer l’aventure amputé d’un des leurs. 

En 2015, la brasserie racheta une usine et pu ainsi compléter et augmenter sa production, visant désormais l’international. 

J’ai acheté cette bière en France, chez l’un de mes amis cavistes, La Belle Mousse, qui avait quelques bières de cette brasserie. 

Alors, autant vous mettre en garde, l’étiquette est légèrement sexiste par rapport au contexte actuel, je le conçois, mais c’était il y a un moment déjà, et après avoir fait des recherches, figurez-vous que l’étiquette n’a plus rien à voir du tout, c’est même une canette désormais! 

 

Une bière pour les Pancakes?

Nous retrouvons une mousse épaisse et persistante, qui recouvre une jolie robe rougeâtre, plutôt claire et teintée de jolis reflets cuivrés. 

Au nez on est sur le classico, malt et sirop d’érable, on sent les pointes sucrées qui vont venir nous titiller la langue, mais cela reste simple, après tout, inutile de faire compliqué pour faire du bon.

 

Quel indice de Déserabilité?

On débute sur de la douceur, l’ensemble est relativement rond, l’érable est bien présent mais il s’équilibre très bien, on assiste ici à une savante danse entre le malt et l’érable qui permet de donner un tout très bien dosé sans mener justement à l’écoeurement. On termine sur une finale légère et douce, l’amertume étant quelque peu atténuée par la douceur de l’érable justement.

En conclusion

Une bière assez bien équilibrée, j’avais peur avec mes camarades de dégustation, de tomber sur une bière qui serait justement trop écoeurante, et finalement c’est un produit assez bien conservé et équilibré qui nous est parvenu, une bonne découverte d’Outre-Atlantique en soi. 

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