IMG_7285Bonjour mes chers amis fanas de houblon !

Alors voila je vous parlerais plus amplement de mon voyage en Belgique et Hollande à travers divers articles, je n’ai pas eu le temps de faire tout ce que je voulais mais ca sera pour une autre fois et c’est finalement pas plus mal que ca !

Du coup lors de notre périple nous sommes passés à Bruges et quoi de mieux que de vous présenter une bière de cette superbe ville Belge ?

On va donc parler de la Straffe Hendrick Quadrupel, mais avant tout un petit historique de la brasserie qui a une histoire assez rebondissant !

Cette brasserie daterait de 1564, en effet, on trouve les traces d’une brasserie nommée « Die Maene » dans le registre communal de la ville. En 1856 Leon Maes (alias Henri I) devient propriétaire des lieux et installe une brasserie moderne (de l’époque) avec l’aide de son oncle.

A sa mort en 1867, ses enfants alias Henri II et Achère (oui ils n’avaient pas d’idée pour le prénom d’un des deux gamins il faut croire), reprennent le flambeau. Henri II part s’instruire sur le brassage en Angleterre et à son retour installera une malterie à l’Anglaise avec une touraille (c’est en quelque sorte un four pour le houblon), ainsi ils produiront de la Pale Ale et de la Stout, et enchaineront avec l’achat d’une machine à vapeur pour augmenter la production.

Malheureusement ils décéderont tout deux à un jeune âge, et c’est leurs veuves qui exploiteront la brasserie durant la première guerre mondiale.

Et là vous me direz, mais qui ensuite va reprendre l’exploitation ? Et bien c’est Henri III (ouais des originaux je vous dis !) qui récupère le bébé après la première guerre et se rends en Allemagne pour apprendre de nouvelles techniques de brassage.

Henri III va alors adapter sa brasserie pour des bières à basse fermentation et sortira la Bock, une Pils légère, ce qui amènera une croissance économique sans précédent pour la brasserie. Les bières, qui se vendaient surtout en tonneau, s’écoulent aussi en fût et en bouteille désormais et se livre aussi à domicile (tiens une idée à creuser ca…).

En 1946 il rachète la brasserie voisine, la Brugge-Zeehaven afin de palier à la demande et donc augmenter sa production.

Au début des années 50 un autre Henri fait son apparition, Henri IV, la brasserie connait un grand succès en Belgique et notamment à Bruges, elle produit également de la limonade et continue de livrer à domicile, mais l’arrivée des supermarchés va devoir contraindre la brasserie à renoncer à la livraison et passer par un autre mode de distribution au client.

Dans les années 80, la fille de Henri IV, Véronique (non non ce ne sera pas Henriette I, oubliez ca !) sors une bière blonde, houblonnée à fermentation haute, qui connaitra un succès retentissant dans la localité. A la base elle n’a été brassée qu’une seule fois pour une statue de St Arnould à Bruges, ce Saint est le patron des brasseurs, les habitants de la ville aiment tellement cette bière qu’ils en redemandent, à tel point que la mairie elle-même en veut pour ses réceptions.

Le nom de cette bière est « Henri fort », ce qui donne en flamand, Straffe Hendrick, et voila on y est !!

En 1988 la société RIVA NV rachète la brasserie, c’est une société Hollandaise. Jusqu’en 2002 la bière est brassée à Bruges mais elle sera ensuite déplacée et l’ancienne brasserie sera un lieu de visite toujours en possession de la famille Maes qui accueille chaque année un très grand nombre de visiteurs.

En 2005 la famille Maes relance une autre brasserie, la brasserie De Halve Maan (demi-lune en français) et devient donc la seule et unique brasserie encore en activité à Bruges ! La même année ils lancent une nouvelle bière, la Brugse Zot (le fou de Bruges), qui sera testée sur ce site également.

Enfin, en 2008 la brasserie rachète la marque Straffe Hendrick, qui est la marque de leur famille avant son rachat, et cela ne s’est pas fait sans effort, mais cela a payé et aujourd’hui la bière est de nouveau brassée à Bruges et selon les méthodes traditionnelles.

Voila, maintenant si on goutait l’une de leur bière ?

 

Je m’présente, je m’appelle Hendrick, j’voudrais bien réussir ma vie !

Avec un nom pareil, Balavoine aurait pu faire un brasseur sympa mais bon…il a choisi un autre chemin (et un mauvais helico soit dit en passant), ouvrons donc cette bière et versons la dans notre verre pour voir un peu ce que cela donne au premier regard.

On a une belle bière, visuellement très intéressante, avec une jolie mousse crémeuse, persistante et blanc cassé avec en dessous une belle couleur noire assortie de teintes marron.

Au nez, on ressent une belle odeur de malt torréfié mais aussi d’alcool et de sucre, pas de doute, on a une bière qui a un pourcentage d’alcool pas piqué des vers !

 

Des Straffe et des paillettes

Au gout, on ressent immédiatement le sucre, supplantant ainsi l’amertume très présente. On ressent des notes un peu caramélisées mais l’inconvénient vient du fait que l’on ressent un peu trop le sucre et l’alcool, ce qui prend la place d’autres saveurs au final.

 

En conclusion

La Straffe est une bonne bière, si la Quadruple nous a parue un peu trop déséquilibrée, mieux vaut alors basculer quelques gammes en dessous avec une Triple ou une Double, j’en ai gouté d’autres qui m’ont enchantées plus que celle-ci, mais je ne les ai pas en stock pour un test éventuel, mais ca viendra une autre fois.

Toutefois comme je le dis souvent, je fais ces tests avec mon épouse, et notre avis n’est que purement personnel, c’est aussi pour cela que je ne donne aucune note jugeant cela trop arbitraire car tout les gouts sont dans la nature et une bière vraiment trop mauvaise, tout le monde la sent !

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