IMG_2780Partons déguster un classique aujourd’hui, une Hopus ! Mais pas n’importe laquelle, la Hopus Primeur 2013 !

C’est la brasserie Lefebvre qui s’occupe de cette jolie bière, cette brasserie fabrique aussi la Floreffe et la Barbar entre autres, nous en avions parlé brièvement précédemment car elle brasse la Tonnerre de Brest, une bière aux algues dont nous avions fait le test il y a quelques semaines.

La brasserie est née en 1876 à Quenast grâce à Jules Lefebvre, un garde-chasse, fermier, aubergiste et malteur qui décide de se lancer dans la brasserie. Visiblement Jules est le Bernard Lavilliers Belge de l’époque car il a visiblement fait tous les métiers ! 

En 1916 la brasserie est démantelée et ce ne sera qu’en 1921 que le fils de Jules, Auguste, installera la brasserie a une nouvelle adresse loin de la Senne qui connait des crues régulières et donc trop dangereuses pour l’activité de la brasserie.

Durant la seconde guerre, la machine ralentira, suite à la guerre bien sûr mais aussi la mort de la femme de Gaston. De plus les brasseries sont soumises à une règle assez stricte à l’époque, il faut des bières à moins de 1% d’alcool, ce qui aura pour effet de ralentir l’activité brassicole du pays.

De 1953 à 1987 la brasserie fera du négoce de boissons d’ailleurs, mais elle se recentrera vers une activité de brassage pur et simple.

Pierre Lefebvre prends la relevé en 1960 et avec lui verra l’apparition de nouvelles bières, qui à ce jour n’existent plus.

En 1975 Philippe Lefebvre, 5ème génération de la famille, entre dans les affaires familiales mais avec en poche un diplôme de marketing.

Les années 80 verront le lancement de l’exportation de la brasserie, le plus gros succès sera la Bonne Espérance vers l’Italie.

C’est en 83 que l’abbaye de Floreffe confie la licence de brassage à la brasserie, ce qui vaudra l’entrée de nouvelles bières Floreffe en plus des 3 bières initiales.

En 1989 ce sera à la Student, renommée Blanche de Bruxelles de faire son apparition suivi en 1996 de la Barbar, la bière blonde au miel que l’on trouvera d’ailleurs dans les années 2010 dans les magasins Ikea à ma grande surprise.

En 2002 le fils de Philippe, Paul, rejoint la brasserie et lancera de nouvelles bières sur le marché, et en 2008 sa sœur Céline rejoint son frère.

Aujourd’hui la brasserie exporte énormément à l’étranger, 80% de son activité est faite d’exportation, ce qui fait que l’on trouve leurs bières aujourd’hui un peu partout.

Nous allons nous attarder sur la Hopus, une bière classique qui a une particularité que j’ai découverte à Bruxelles en la dégustant au Delirium, la bière possède son propre verre, mais elle a aussi un verre à shot en plus.

En fait il faut servir la bière dans son verre, et le dépôt du fond, il faut le mettre dans le shot. Buvez le shot de bière avec la levure, puis attaquez le grand verre. Amusant et plutôt original !

 

Ocus Hopus Abracadabière !

Nous avons ici une mousse épaisse et persistante recouvrant une robe cuivrée, claire et très dynamique.

L’odeur est très belle, un savant mélange de sucre, de houblon, d’agrumes et de fleurs, le tout se balade dans votre nez sans fausses notes, donnant une envie irrésistible de plonger les lèvres dedans.

 

Cette bière est une Hopus Dei

L’attaque est assez douce, le sucre entre en jeu rapidement puis s’estompe pour nous donner des notes de caramel qui se mélangent au houblon très présent et parfaitement équilibré, le tout est légèrement bousculé par des notes fruitées pour finir par une astringence plutôt légère et une superbe longueur en bouche.

 

En conclusion

Une petite merveille, ni plus ni moins, attention c’est une ouverture mécanique donc laissez la bien reposer avant de l’ouvrir car elle risque de trop mousser. Cette bière est houblonnée à cru, j’ai oublié de le préciser plus haut. Le tout est équilibré, doux, rafraichissant et véritablement bon, encore une preuve que les Belges sont vraiment pour moi, les meilleurs du genre….

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