IMG_8531Bon sang ce qu’il fait froid en ce moment, on se croirait au mois de Mai ! (oh wait !) Et pour coller au contexte actuel quoi de mieux que de parler d’une bière venant des neiges ?

Nous allons ici parler de la brasserie du Mont Blanc, une brasserie qui existe depuis 200 ans environ, elle est née au XIXe siècle en Savoie et était installée à Sallanches.

La brasserie a été reprise en 1999 par Sylvain Chiron, le fils des fondateurs de la marque de pâtes Alpina Savoie (que je ne connais pas un brin…), depuis cette reprise la gamme s’est étendu et de nombreuses bières ont vu le jour :

  • La Blonde du Mont Blanc (contient quelques épices)
  • La Rousse du Mont Blanc (brassée avec 3 malts)
  • La Blanche du Mont Blanc (Froment, Coriandre et Oranges du Curaçao)
  • La Violette du Mont Blanc (avec de la violette et des airelles)
  • La Verte du Mont Blanc (au Genépi)

La brasserie a cherchée à faire des bières plutôt originales en y ajoutant toujours une touche d’originalité cohérente avec son côté montagnard, ainsi est née la Verte au Genépi ou encore la Violette.

Les bières ont reçues quelques récompenses, la Rousse a été élue meilleur bière ambrée du monde en 2011 par le WBA (World Beer Award) et pour la même, bière, la médaille d’or au Concours général agricole de 2011. La Blonde a reçue la médaille d’argent elle aussi, et la Violette et la Blanche ont reçue la médaille de Bronze.

Ces récompenses ont permis à la brasserie de s’exporter plus facilement et aujourd’hui la brasserie réalise 20% de son CA à l’export.

Mais cessons de parler de tout cela et passons à la dégustation de la première de la gamme, la Violette !

 

Etoile des neiges ! Pays merveilleux !

Dans le verre, la bière nous offre une jolie mousse onctueuse et persistante avec en dessous un couleur dorée, légèrement trouble mais plutôt dynamique. Signalons aussi la présence de dépôts, gage de qualité je le rappelle une énième fois à ceux qui croient que c’est mauvais.

A l’odeur on a une jolie odeur florale, sans doute la violette mais qui est très rapidement dominée une fois que l’on tourne le verre, par l’odeur d’airelle qui je dois le dire, n’est pas non plus désagréable, néanmoins le nom Violette est un peu surfait dans le sens ou la violette justement est faiblement représentée dans cette bière.

 

Une bière qui ravirait la clientèle féminine

Oui le titre est explicite, je pense que cette bière plairait surtout à des femmes qui en ont marre des Kriek pourries que l’on sert à tout va ou des Hoegaarden et 1664 rosée ignobles servies par des Perfect Draft dans les bars.

La bière, sachez le, n’a quasiment aucune astringence, elle est même très douce (trop peut être ?) néanmoins on a affaire ici à un gout qui se rapproche de l’analyse olfactive précédente en fait, le gout floral m’est apparu des l’attaque en bouche suivi de l’arrière gout avec les saveurs d’airelle. Petit bémol, ma bière avait beaucoup de bulles, ce qui était un peu dérangeant car je trouve que cela altérait le gout justement, et souvent je trouve que ca assèche le palais.

Le gout est pourtant bel et bien présent, correspond aux attentes et je ne pourrais pas vous dire qu’elle est mauvaise ce sera de la mauvaise foi pure et dure.

 

En conclusion

J’ai bien aimé cette bière, mais ca ne restera pas dans ma cave personnelle pour de la consommation courante. Je sais par contre que des femmes aimeront sa légèreté, sa douceur et son gout fruité car il faut dire que cette bière est vraiment fine, pour moi ca se rapproche un peu trop d’une limonade, une bonne limonade certes mais une limonade quand même et c’est un peu ca qui me dérange, comme on dit chacun ses goûts, elle a gagnée une médaille après tout mais bon ce qui est sûr c’est que je ne suis pas vraiment transcendé par cette bière.

Pour finir, pourquoi une bouteille transparente quand on sait que la bière et la lumière ne font pas bon ménage?

 

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