IMG_5976Après une escale au Mexique plutôt difficile, allons-nous détendre chez nous cousins Italiens pour une Chrysopolis de chez Birrifico del Ducato.

La brasserie a été fondée en 2007 par Giovanni Campari,  qui produisit la première année, 300hl à lui tout seul ! Giovanni était diplômé en science de l’alimentation et il a un associé nommé Manuel Piccoli (quel joli nom !) qui était plutôt dans un rôle administratif et financier plutôt que brasseur.

Ils se sont donc lancés en dépit du scepticisme ambiant qui les entourait, il aura fallu 6 mois de travail avant d’ouvrir, et pour eux, le plus dur n’aura pas été de produire une bière, mais se dépatouiller de l’administration chaotique italienne….selon leurs dires, et en France nous ne sommes pas mieux lotis…

L’année suivante, nos deux compères embauchent une personne et doublent leur production quasiment, en allant jusqu’à 700 hl. Les classiques de la gamme fonctionnent, les premières récompenses arrivent et l’exportation se fait doucement sentir avec le marché Américain et Suédois.

A noter que cette année-là, ils auront une médaille d’or pour la Verdi Imperial Stout, et achèterons leurs premiers barils en vue de produire des Barley Wine.

Entre 2009 et 2010 ils embauchent encore 2 personnes et avancent leur exportation dans le reste de l’Europe, dont le Danemark et l’Espagne, la production passe à 1500hl, les américains consacrent plusieurs fois la brasserie (en les notifiant parmi les meilleurs du monde) et de très nombreuses récompenses leurs sont décernés.

Le Brésil et le Japon sont touchés du doigt en exportation et de nouveautés arrivent comme des Double IPA ou encore des Oatmeal Stout, la brasserie avance et elle acquiert une petite brasserie, la Starbeer, en vue d’y implanter sa production et l’augmenter par la même occasion.

En 2013 ils sont 11 et brassent 3500hl, la France connait enfin leurs bières, Taiwan aussi et un véritable entrepôt logistique est créé, de même que de nouvelles bières comme une Porter fumée font leur apparition. Enfin, le site internet de e-commerce est mis en ligne, permettant une considérable évolution pour la brasserie qui peut désormais s’exporter dans le monde entier sans se déplacer en faisant des ronds de jambes.

A ce jour, la brasserie approche la quinzaine d’employés, pour presque 5000hl de produits, et un Pub ouvert en 2015 qui connait un franc succès.

Nous allons nous intéresser à une Lambic, pensée en 2008, mais élaborée 5 ans plus tard, la Chrysopolis !

 

Une italienne pas très Carbonara !

Visuellement on est un peu déçu, la mousse ne reste pas, la carbonatation est très faible, on a un peu peur !

La robe est dorée mais trouble, avec des odeurs d’agrumes, et de vinaigre. Certains y décèlent des odeurs de rouille et de couverture de cheval….heu….ok….bon je n’irais pas jusque-là quand même…

 

Une Lambic oui, mais est-elle Al Dente ?

Au gout nous sommes sur une attaque acide, porté sur du vinaigre assez prononcé, puis l’agrume se fait sentir doucement avant de disparaitre pour une finale très courte en bouche et dont l’amertume est vite effacée par un gout acide bien trop prononcé à mon gout.

 

En conclusion

Petite déception, je dis bien petite car je pense que cette brasserie va m’étonner plus tard, toutefois, je ne peux que constater le fait que cette Lambic s’est avérée, à mon gout, peu équilibrée, laissant l’acidité prendre le dessus trop facilement sur les arômes qu’elle peut nous fournir. Je pense que cette bière en a plus qu’on ne le croit, mais son dosage, ou peut-être le brassin que j’ai eu, n’étais pas à la hauteur de mes espérances, à revoir donc !

IMG_5981

Share Button

« »